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La Laponie Finlandaise, la simplicité

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La Laponie Finlandaise, la simplicité

 

Quand on parle de Laponie, la première chose qui nous vient à l’esprit est le Père Noel. Si les adultes ne croient plus en ce personnage souriant et magique, la Laponie ne perd pas ces 2 attributs pour autant. J’ai passé 5 jours à Ivalo, petite ville au-dessus du cercle polaire, qui compte seulement 3000 habitants et un aéroport. En hiver, le soleil n’émerge que 3 heures par jour, laissant la nuit exhiber ses aurores boréales.

 

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La première chose qui frappe en Laponie, c’est le fantastique du quotidien. Les aurores boréales qui embrasent le ciel d’Ivalo sont visibles 276 nuits par an, soit les 2/3 de l’année, à condition que le ciel soit dégagé. Vous êtes donc presque certains d’en admirer si vous y passez quelques jours en hiver, au bord d’un lac gelé ou à l’orée d’une forêt enneigée, en dehors de la pollution lumineuse qui reste très restreinte à Ivalo. Pas de grands bâtiments, mais des maisons érigées autour de quelques avenues liant la ville aux points de vue. Le mieux reste de choisir un hôtel en dehors de la ville : votre chalet personnel ne coûtera pas plus de 40€ par nuit, divisés par le nombre de personnes !

 

Pendant que vous patienterez le regard tourné vers le ciel et le doigt sur votre appareil photo, restez à l’affut des rênes qui se promèneront autour de vous. Ces derniers sont plus de 300 000 dans la région, vous aurez donc 100 fois plus de chances de croiser un rêne qu’un humain ! Les lapons ne chassent pas les rênes sauvages : ils s’en servent de banque. Tous les rênes sont en effet numérotés et appartiennent aux locaux. Une puce attachée à l’oreille leur permet de géolocaliser leur troupeau, qui fait office de « banque ». Un troupeau est un capital d’argent. Si j’ai du capital, j’achète les rênes à celui qui veut récupérer des liquidités. Si un placement bancaire rapporte 2% par an, mon capital « rêne » se développe avec leur reproduction. J’ai 10 rênes et l’un d’eux fait un petit ? Mon capital augmente de 10%. Aussi simple que ça. Les renards blancs, roux et le reste de la faune reste imperturbable aux activités humaines, n’hésitant pas à venir faire des caresses contre un morceau de pain noir.

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Et cette simplicité se retrouve dans toute la culture Laponne. Le bonheur simple souvent associé aux pays en développement est ancré ces villes dont l’équipement et la modernité n’a rien à envier aux villes Françaises. On délaisse volontiers les télés et les consoles pour passer des journées entières en randonnées ou en se baladant avec nos yuskis. Si les éléments qui composent le quotidien sont magiques, les Lapons ne s’en désintéressent pas, comme les habitants d’une ville côtières délaissent parfois leurs plages. Les sorties du week-end sont souvent des chasses aux aurores boréales équipés de reflex derniers cris, au détriment des sorties en bar ou en boite, et ce quelques soit les générations.

 

Le deuxième élément qui choque est la confiance absolue envers l’autre, pourtant de plus en plus rare dans nos sociétés modernes. Mon vol d’arrivée avait 1h de retard après mon escale à Helsinki, mais le propriétaire de mon hôtel m‘attendait pour m’accompagner en voiture, sans que je ne demande quoi que ce soit. L’hôtel compte un restaurant, mais il fait un détour pour passer par un supermarché pour que je puisse acheter des provisions : « Tu es jeune, le restaurant est un peu cher pour un étudiant, donc va faire quelques courses pour ton séjour… je t’attends là ». Arrivé à l’hôtel, ils me demandent ce dont j’ai besoin et m’accompagnent dans une pièce où ils me laissent me servir dans des dizaines d’équipements de sports d’hiver en tout genre, sans me demander de caution.

 

Et cette confiance s’est manifestée toute la durée de mon séjour. Lors de mon départ, ils n’ont même pas vérifié si j’avais rendu tous les équipements, dans lequels je piochais chaque jour en fonction de mon programme. Le dernier jour, au moment de payer mon séjour, ma carte a été refusée, je n’avais aucun moyen de paiement. Mais en Laponie, ce n’est pas un problème… Ils me raccompagnent à l’aéroport, me souhaitent un bon vol et me donnent l’IBAN de l’hôtel. Sans aucune garantie que je paierais une fois rentrée à Marseille… Mais comment être malhonnête face à cette confiance aveugle ?

 

Et le plus incroyable c’est que la magie des aurores est à la portée de tous. L’aller-retour (avec escale à Helsinki) ne nous a couté que 130€ chacun avec AirFrance, et l’hotel 100€ chacun (nous étions 2). Pour trouver les vols ou le meilleur moyen de vous rendre à Ivalo, comparer les dates et les prix sur Google flights ou Rome2Rio (toujours de nuit et après avoir effacé les cookies). Peu d’offres de Couchsurfers, mais les Lapons étant de grands voyageurs, l’option de Nightswapping se développe de plus en plus. N’hésitez pas a demander aux gérants les parcours à faire, la plupart des hôtels travaillent avec un guide touristique qui vous proposera des expériences uniques et à la carte. Et pour les amateurs de photographies, le guide vous donnera tous les conseils pour capturer au mieux les aurores ! Celle de mon hôtel m’avait même prêté son objectif grand angle pour 48h (ayant reçu le 5D MARK III 3 jours avant, je n’avais qu’un 50mm focale fixe à l’époque…)

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