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L’Australie à bord du Ghan : 3 000 km de rails et de bush

 

PVT AustralieAprès 75 ans d’attente, le Ghan relie enfin, depuis 2004, le sud et le nord du continent via Alice Springs. Un voyage de charme à travers les immensités ocres du bush, de la savane et du semi-désert australien.

Le train s’ébranle avec la force tranquille d’un géant qui part à la conquête des immensités d’un continent sans fin. Un serpent d’acier de plus d’un kilomètre de long, surnommé Ghan en mémoire des premiers explorateurs qui, il y a plus d’un siècle, parcouraient à dos de dromadaires ces terres brûlées par le soleil. Les quatre restaurants et bars-salons et les 44 wagons vont parcourir 2 979 kilomètres de bush en 48 heures, d’Adélaide (en Australie Méridionale) à Darwin (dans le Territoire du Nord), à travers la brousse, la savane et le semi-désert......


Dans la locomotive, le conducteur, Jeff, vérifie ses écrans. Tout est o.k. Le train file tranquillement à 85 km/h avec des pointes à 110 km/h. Dans chaque wagon, les 40 employés s’activent. En particulier dans la Gold Kangaroo Service (1ère classe), où sont concentrés les trois-quarts du personnel pour s’occuper des voyageurs de première et de leurs cabines. Au total, 540 passagers sont à bord dont plus des trois quarts en cabine simple, ou double, luxe ou éco (Red Kangaroo Service). Les autres, dont de nombreux backpackers, ont choisi un siège qui s’incline suffisamment pour passer une nuit correcte. 


Dans la Gold Kangourou class, un apéritif est servi gratuitement pendant que chaque responsable de wagon présente le train et le service à bord. Puis, c’est le repas. Au programme : nappe blanche, couverts en acier, un menu complet (entrée, plat et dessert). Le personnel est professionnel. Quatre personnes s’occupent de chacun des wagons-restaurants de 48 places tandis qu’une personne se consacre au bar jusqu’à 22h. En classé « éco », l’ambiance est détendue et des snacks sont choisis pour le repas. Le train s’enfonce dans la nuit. Seule la voie lactée vient éclairer un paysage lunaire où nulle lumière n’indique la présence humaine à l’horizon, confirmant cette sensation d’isolement au coeur d’un continent désertique et oublié de l’homme pendant des millions d’années.


Le bar a fermé ses portes, la salle à manger et le salon se sont vidés dès 22h-23h, personnel de bord et passagers ayant regagné leurs couchettes respectives. Le train semble abandonné dans la magie de cette nuit australienne. En classe économique, des parties de cartes et autres discussions se poursuivent doucement. D’autres essaient de s’endormir sur leur siège incliné.
 

Réveil dans le bush
 

Vers 7h du matin, le soleil se lève sur le bush, véritable boule de feu jaune-orange qui enflamme le semi-désert à l’infini et pénètre dans les wagons par de larges baies vitrées. Un spectacle que personne ne rate à bord. Tous sont attentifs au réveil d’une nature exceptionnelle, dans les salles à manger où sont servis, au même moment, des petits-déjeuners, dans les salons, les cabines et dans les compartiments de places assises. Alors que la lumière révèle l’immensité de l’Outback, le voyageur comprend qu’il n’est qu’un invité dans cet espace grandiose qui semble venir d’un autre temps, d’une autre planète. Il comprend qu’il est relié à cet univers par ces rails qui lui permettent de goûter à une autre dimension de l’Australie : celle des routes infinies, de la savane ou du désert, des fermes gigantesques, des déserts rouges.... Au loin quelques collines érodées par des millions d’années, rappellent la présence de montagnes immenses aujourd’hui quasiment disparues et l’âge d’un continent considéré comme le plus vieux au monde.

Patrick CROS

 

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